On le savait, les sud américaines sont souvent trafiquées. Si vous suivez les doc à la télé, les filles, vous savez que le Brésil est le pays de
la chirurgie esthétique, le royaume des seins gonflés, des fesses refaites pour strings slurpés, bref c’est le culte du corps porté au paroxysme et c’est devenu un commerce très lucratif pour les
artistes chirurgiens qui font florès de l’autre côté de l’Oyapock.
Sommes nous concernés, hum je crois que oui. Chez nous bien sur les choses prennent un « chimin chien » savoureux qui passe par Oyapoque pour une consultation sauvage avant de se
terminer à Belem pour un court séjour dans une de ces cliniques où le rabotage s’effectue à la chaîne. Il paraît que les guyanaises sont de plus en plus nombreuses
qui, à redonner un peu d’allant à une poitrine en perdition, qui à raboter une culotte de cheval extravagante, qui à « lasériser » ses bouées
ventrales et que sais-je encore et je ne parle pas, des comprimés qui relaxent, des crèmes miraculeuses qui poudroient et font la fortune des pharmaciens et des instituts de beauté.
Je suis comme tout le monde. Combien de fois ai-je fait confiance aux crèmes qui effacent les rides en trois semaines, aux patchs anti
capitons et peau d’orange, aux crèmes amincissantes à presque 100%, aux ceintures stimulantes censées faire fondre la graisse et réveiller les « abdominables » sans efforts, aux
électrodes qui envoient des cours jus, aux gaines chauffantes qui vous font transpirer là où il faut pas, les films qui vous transforment en steak vivant et peu appétissant, les pilules qui vous
font maigrir la nuit… Enfin la déclinaison est infinie pour des résultats toujours décevants. Que d’expériences ratées et interdites infligées à mon propre corps.
En général les statistiques garantissent que les tests fonctionnent sur 37% des cobayes et bizarrement, je fais toujours partie des 63% autres,
pauvres crédules irréductibles sur qui tous ces traitements sont sans effet.
J’en connais qui ont tenté des lipo aspirations coûteuses pour perdre jusqu’à 10 kgs avant d’en reprendre 15, parce qu’elles n’avaient pas
compris, 1° que chassez le naturel il revient au galop, 2° que le traditionnel régime haricots rouges, bananes frites est loin de convenir aux diktats de la minceur.
Donc me direz vous quoi faire ? Tout ça si vous en avez envie et les moyens. Luttez la beauté n’est pas
qu’intérieure. Mais je vous invite quand même à participer à la journée sport de demain et le reste du temps à prendre votre courage à deux mains pour une activité physique régulière et à vous
plonger dans des manuels de diététique pour voir comment vous pourrez déguster tous les colombos, calalous, bouillons d’awara, sorbets coco, bédingouels et autres délicieuses spécialités
guyanaises tout en gardant des proportions raisonnables.
Catherine